Lyon Renaissance, Arts et humanisme

Anonyme d’après Bernard Salomon, Élément d’une tenture de lit (détail), vers 1560. Soie brodée, 49,5 × 208,9 × 3,8 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York.
Anonyme d’après Bernard Salomon, Élément d’une tenture de lit (détail), vers 1560. Soie brodée, 49,5 × 208,9 × 3,8 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York.

C’est en 1420, quand Charles VII décida d’organiser des foires à Lyon, que celle que nous surnommons aujourd’hui « la ville des lumières » prit un rôle notable dans la France de la Renaissance. Au centre des routes commerciales, la situation géographique de la ville devint stratégique. Le succès de ces foires amena sur le territoire lyonnais des marchands venus d’Italie, d’Allemagne et des Flandres, ce qui assura l’essor économique de Lyon.

Si l’effervescence lyonnaise fut d’abord économique, elle sera aussi intellectuelle. Berceau de l’humanisme européen, la ville accorda une place primordiale au commerce de la librairie et de l’imprimerie. C’est Barthélemy Buyer, en 1472, qui créa la première imprimerie de Lyon. Il fut également le premier de la profession à inscrire son nom sur le colophon du manuscrit. Ainsi, il donna au métier une certaine reconnaissance : les éditeurs, au même titre qu’un artiste, étaient reconnus. Parallèlement à son métier d’imprimeur, Barthélemy Buyer ouvrit une librairie où il vendait ses propres ouvrages. C’est ainsi que naquit, à Lyon, une génération d’ «  imprimeurs libraires » de renoms tels que Sébastien Gryphe, Étienne Dolet, Jean de Tournes, Guillaume Rouillé. Les grands écrivains humanistes dont François Rabelais, Joachim Du Bellay ou encore Marguerite de Navarre, sœur de François Ier, se rendirent tous à Lyon pour se faire publier.

Pierre Reymond, d’après Bernard Salomon, Plateau d’aiguière : Moïse et Jéthro. Émail peint sur cuivre, diam. : 47,2 cm. Musée des Beaux-arts, Lyon.  Anonyme, Tête d’ange. Fragment de vitrail provenant de la cathédrale de Lyon. Archives départementales du Rhône, Lyon.
Pierre Reymond, d’après Bernard Salomon, Plateau d’aiguière : Moïse et Jéthro. Émail peint sur cuivre, diam. : 47,2 cm. Musée des Beaux-arts, Lyon.
Anonyme, Tête d’ange. Fragment de vitrail provenant de la cathédrale de Lyon. Archives départementales du Rhône, Lyon.

Les imprimeurs collaboraient avec les artistes, c’est notamment le cas de Jean de Tournes avec le graveur Bernard Salomon dit aussi « le petit Bernard ». Ce dernier est certainement l’artiste le plus connu de sa génération. Ces gravures circulaient dans l’Europe entière. Son style est caractérisé par une grande luminosité et par un penchant maniériste. Ses Métamorphoses d’Ovide et ses Quadrins historiques de la Bible sont ses œuvres les plus connues. Une vente de ses dessins a eu lieu chez Christie’s en 2004, ils sont aujourd’hui réunies à l’exposition « Lyon Renaissance, Arts et humanisme » qui se déroule du 23 octobre 2015 au 25 janvier 2016  au Musée des Beaux-arts de Lyon.

Si la production littéraire de l’époque fut abondante, ceci fut également vrai pour la production artistique. Néanmoins, il en reste peu de traces. En effet, la première  guerre de religion en 1562 fut marquée par l’iconoclasme protestant durant lequel beaucoup d’œuvres furent détruites. Heureusement, certaines nous sont parvenues et elles sont présentées aux côté des dessins de Salomon ! Si vous n’avez pas la chance de vous rendre à Lyon, consultez l’ouvrage L’Art de la Renaissance des éditions Parkstone International !

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