Lawrence Alma-Tadema, Étude de « La fête des vendanges », vers 1869. Pierre noire et mine de plomb sur deux feuilles de papier vélin, 24,3 × 55,7 cm. Collection Lanigan, Saskatoon. Promesse de don au Musée des beaux-arts du Canada. Photo © MBAC

L’Éveil de la beauté : les dessins des préraphaélites

Lawrence Alma-Tadema, Étude de « La fête des vendanges », vers 1869. Pierre noire et mine de plomb sur deux feuilles de papier vélin, 24,3 × 55,7 cm. Collection Lanigan, Saskatoon. Promesse de don au Musée des beaux-arts du Canada. Photo © MBAC
Lawrence Alma-Tadema, Étude de « La fête des vendanges », vers 1869. Pierre noire et mine de plomb sur deux feuilles de papier vélin, 24,3 × 55,7 cm. Collection Lanigan, Saskatoon. Promesse de don au Musée des beaux-arts du Canada. Photo © MBAC

L’époque victorienne (1837-1901) fut caractérisée par de grands changements économiques et sociaux dont la fameuse révolution industrielle est caractéristique. C’est en réaction à cette période, durant laquelle la société aurait perdu tout sens moral, que le mouvement préraphaélite vit le jour. Les artistes prônaient un retour à l’esthétique des primitifs italiens : avant Raphaël. Pour ces derniers, la peinture de Raphaël était à bannir.

Edward Burne-Jones, John Everett Millais, William Holman Hunt et Dante Gabriel Rossetti furent les grands représentants de ce courant. Ils imitèrent la nature sans l’idéaliser et célébrèrent la beauté des femmes à travers des sujets tirés des thèmes bibliques et médiévaux. Le dessin leur permettait de travailler la minutie des figures et connut donc un regain d’intérêt chez ces artistes. Les préraphaélites revendiquaient l’importance du trait par rapport à la couleur. Les dessins des préraphaélites sont pour certains de simples études permettant de suivre l’évolution d’une œuvre ; d’autres sont des œuvres autonomes et abouties. Les avancées techniques offrirent aux préraphaélites des papiers, des plumes et des aquarelles d’une qualité indéniable qui permettaient sans cesse aux artistes de se renouveler. Dante Gabriel Rossetti se mit à la technique de l’aquarelle car elle lui permettait de s’approcher au plus près des enluminures médiévales. Ainsi, ce mouvement donna une impulsion aux arts graphiques de l’ère victorienne.

Dante Gabriel Rossetti, Jane Burden Morris, date inconnue. Craie colorée, 55,9 x 47,8 cm. Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles.  Edward Burne-Jones, Étude pour une tête de femme, 1889.
Gauche: Dante Gabriel Rossetti, Jane Burden Morris, date inconnue. Craie colorée, 55,9 x 47,8 cm. Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles.     Droite: Edward Burne-Jones, Étude pour une tête de femme, 1889.

Ce sont ces dessins que le docteur Dennis T. Lanigan collectionne depuis 40 ans maintenant :

« Je dirais que le dessin m’a toujours passionné, même quand j’étais enfant. Il permet d’étudier le processus de création ou l’esprit de l’artiste au travail, de comprendre comment une peinture prend forme, comment la position d’un bras, d’une jambe ou la pose entière du modèle changent, de suivre cette progression jusqu’à ce que l’artiste parvienne au concept final. »

Dennis T. Laningan a fait don de 74 dessins et estampes, datés de l’âge victorien, au musée des beaux-arts du Canada. Pour les découvrir, rendez-vous à l’exposition « L’éveil de la beauté. Dessins des préraphaélites et de leurs contemporains tirés de la collection Lanigan » qui est présentée au Musée des beaux-arts du Canada du 9 octobre 2015 au 3 janvier 2016. Vous pouvez aussi vous procurez les livres Le Préraphaélisme et Arts & Crafts parus aux éditions Parkstone International.

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